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Dans le but de promouvoir une culture de paix et de dialogue en milieu de jeunes, 35 participants issus des clubs de paix, des mouvements citoyens, ainsi que des conseils et parlements des jeunes ont pris part à une formation sur la prévention de la violence et la résolution non violente des conflits organisée par la Commission Justice, Paix et Sauvegarde de la Création (CJPSC) en ville de Beni.
Cette session de renforcement de capacités a été pensée comme un espace d’apprentissage et d’échanges, permettant aux jeunes participants d’acquérir des outils concrets pour comprendre et analyser les conflits qui surgissent dans leurs communautés. Elle leur a offert des méthodes alternatives pour résoudre ces tensions sans recourir à la violence, mais plutôt par le dialogue et la négociation. Les jeunes ont également exploré des stratégies de prévention de la violence, ainsi que des approches visant à décourager les comportements agressifs. Au-delà des techniques, la formation a surtout insisté sur l’importance d’ancrer, dans leur vie quotidienne, des valeurs de tolérance, de respect mutuel et de communication constructive.
À l’issue de la formation, les organisateurs espèrent une réduction du recours à la violence, une meilleure acceptation des valeurs de paix et de tolérance, ainsi qu’un renforcement des compétences en communication. Cette initiative vise aussi à promouvoir le dialogue et la non-violence au sein des communautés, en particulier dans les milieux jeunes.
Pour Joseph Moneta, représentant de la Coordination de la société civile forces vives de la commune de Mulekera, cette initiative est une réponse aux tensions persistantes dans la région :
« Nous devons multiplier ce genre d’actions pour renforcer la cohésion et prévenir les divisions dans nos communautés et nous avons le devoir de restituer cette matiere», a-t-il affirmé.
De son côté, Soki Divone, de l’Agence congolaise de promotion des droits des personnes handicapées, a rappelé l’importance de bien cerner les causes profondes des conflits avant d’agir : « Avant de traiter un conflit ou de le résoudre, il faut d’abord en connaître les causes, comprendre ses conséquences et identifier le vrai problème. Notre rôle en tant que médiateurs est d’apporter des solutions, pour éviter que les différends n’aboutissent systématiquement devant la justice. »
En investissant dans la formation des jeunes, les acteurs locaux espèrent voir émerger une nouvelle génération de leaders capables de transformer les conflits en opportunités de dialogue et de coopération.


