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NGAOUNDÉRÉ 2025 : AFFADA tient sa première Université de la Paix
« Œuvrer pour une présidentielle sans violence, dialoguons, partageons et bâtissons une paix durable pour un Cameroun paisible. C’est sur cette ligne directrice qu’a été organisée par AFFADA, du 17 au 19 septembre 2025 dans la ville de Ngaoundéré, chef-lieu de la région de l’Adamaoua, la première édition de l’Université de la Paix. Cette édition a réuni divers acteurs tels que : étudiants, chercheurs, enseignants des universités, religieux, membres de la société civile, représentants des administrations publiques, chefs traditionnels, partis politiques…
A travers des échanges sous forme de conférences, séminaires et ateliers, AFFADA a offert aux participants, une opportunité d’éducation sur les défis et les solutions par le bas en matière de paix. Le but étant d’approfondir les connaissances de ces derniers dans le domaine de la cohabitation pacifique, de les former à de nouvelles compétences, de les amener à découvrir une nouvelle culture du vivre-ensemble, de développer un réseau professionnel des acteurs de la paix et d’accompagner l’apprentissage des règles qui gouvernent la vie en communauté où, on peut être différent, mais vivre en harmonie. Au vu des élections à venir et de la diversité des candidatures et des familles politico-idéologiques, il était question de préparer le public à vivre des élections paisibles, à prévenir les ressentiments négatifs en prenant prétexte sur l’expression des opinions et choix divergents.
Françoise BABA, présidente d’AFFADA, a déclaré : « Vous savez, la paix, elle ne se décrète pas, elle se construit. C’est une année dans un contexte électoral, et cela nous impose, nous engage, à plus de responsabilités. »
Quatre panels aux thématiques aussi importantes trempées dans l’actualité électorale au Cameroun ont vu moto taximen, étudiants, commerçants, chefs traditionnels, imams, pasteurs et prêtres, ainsi que d’autres couches socioprofessionnelles se mobiliser pour la cause. Tous ont été mêlés aux universitaires et hommes des médias afin de construire des passerelles de paix.
Ahmadou TIDJANI, chef traditionnel, déclarera à son tour : « Cette Université de la Paix vient renforcer notre engagement. Sans la paix, rien ne peut se faire. »
Afin d’accompagner le processus électoral en cours au Cameroun, l’accent a davantage été mis sur : la promotion de la démocratie participative comme outil de paix en explorant comment l’engagement citoyen dans les processus électoraux renforce la paix en favorisant la transparence et la confiance entre les citoyens ; la sensibilisation des acteurs sur l’importance des discours politiques sur la culture de la paix au niveau local, à travers l’analyse de l’impact des discours politiques sur la perception de la paix en mettant l’accent sur l’importance d’un langage inclusif et non-violent ; l’attention des hommes et femmes des médias sur les enjeux de l’information en période électorale à travers les discussions sur le rôle des médias dans la diffusion des informations fiables et comment la désinformation peut attiser des tensions et des conflits.
Ahmadou SEHOU déclare : « L’objectif, c’est de cultiver cet amour et de préserver la paix avant, pendant et après cette élection présidentielle. »
Organisée en prélude à la Journée internationale de la paix, qui se célèbre tous les 21 septembre de chaque année, la première Université de la Paix à Ngaoundéré a foisonné de résolutions pour un Cameroun dans la quiétude, résolument tourné vers son développement.







