
TRANSFERT N° 131 Aux portes des entreprises locales
octobre 30, 2025
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novembre 10, 2025La campagne du CCSL met en lumière les traumatismes, la stigmatisation et les pratiques sociales néfastes dans le nord de la Sierra Leone
Par Josephine H. Koroma- CCSL

Des questions telles que la violence sexuelle et sexiste (VSG), la toxicomanie, les traumatismes, la stigmatisation et les mutilations génitales féminines (MGF/E) sont couramment entendues, mais dans quelle mesure sont-elles vraiment comprises ? De nombreuses personnes connaissent ces termes, mais ne comprennent pas toujours ce qu’ils signifient réellement ou le mal qu’ils causent dans la vie réelle. Ces questions continuent d’augmenter et d’affecter de nombreuses personnes et familles, ce qui rend le besoin de sensibilisation encore plus crucial.
C’est pourquoi le Conseil des Églises de Sierra Leone (CCSL), dans le cadre de son projet « Strengthening Counselling and Care », a mené une campagne de sensibilisation dans trois communautés, Tambiama, Mabonkani et Bumbuna, dans la région septentrionale de la Sierra Leone. L’objectif n’était pas seulement d’informer, mais aussi d’engager les gens dans des conversations honnêtes et critiques sur ces pratiques et expériences préjudiciables.

L’équipe du CCSL a été confrontée à des situations révélatrices de pratiques et de croyances sociales profondément enracinées. L’une des observations les plus frappantes a été le niveau élevé de tolérance à l’égard de la violence dans les relations amoureuses, même chez les jeunes (adolescents). Ce comportement, souvent influencé par l’inégalité entre les sexes et une conception erronée des rôles, est préoccupant.
La conversation sur l’E/MGF a été intense, même si certains hésitaient à en parler, mais certains participants ont reconnu que cette pratique causait des dommages irréversibles, tant sur le plan physique qu’émotionnel. Ils ont reconnu que l’abandon de l’E/MGF pourrait réduire de manière significative la pauvreté, les complications sanitaires et les effets psychologiques à long terme chez les femmes et les filles. Tous les participants ont reconnu que les familles et les communautés doivent prendre des décisions fortes et éclairées pour dire « NON » aux MGF afin de préserver l’avenir des filles et de protéger leurs droits et leur santé.

Chief Sorie Kamara of Mabonkani expressed gratitude to CCSL for bringing such vital information to his community. “As local leaders, our influence and support towards these kinds of interventions will send a strong signal to discouraging and eradicating harmful practices in society”, he emphasised. His support, like that of other local leaders, is essential in shifting attitudes and protecting vulnerable individuals.
The message from CCSL was clear; violence should never be normalized no matter how common it may seem. It is not a show of love but power – it is abuse. Communities must challenge long-held beliefs and start with self-reflection, especially in how individuals behave, speak, and relate to one another. Every person has a role to play in preventing violence and supporting victims.
The Council of Churches in Sierra Leone continues to enhance the skills of its lay counsellors across the country and encourage all to seek counselling when needed. Too often, silence and shame keep survivors isolated. But healing begins when communities come together to support, not judge. CCSL’s campaign showed that while people may know the terms, there is still much work to be done to truly understand and end these issues in society.


