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juillet 10, 2025Reportage: L’Open Space à Matadi
Nous sommes a l’ouest du congo. L’ambiance est particulière dans la salle de réunion de la Dynamique Femme et familles,DFF-OPAS à Matadi. Les chaises forment un cercle, des feuilles de papier vierges attendent sur les tables, et une énergie discrète mais palpable traverse les visages.
Aujourd’hui, il ne s’agit pas d’une formation classique. C’est un exercice collectif, un saut dans l’inconnu pour la plupart : la découverte de l’approche Open Space.
Le principe est simple : poser une question ouverte, réunir les bonnes personnes, et leur laisser l’espace et la liberté de construire ensemble des réponses. Pas de programme pre-figé, pas de hiérarchie rigide. Juste des idées, des voix, des échanges.
Très vite, après un mot de bienvenue et une prière d’ouverture, les 21 participant, agents de la DFF, artisan de paix, formateurs et anciens diplômés du centre Maman Marie Mattie, sont invités à inscrire sur un tableau le « petit changement » qu’ils aimeraient voir demain.
Les mots fusent : autonomie, suivi post-formation, financement, visibilité. En quelques minutes, le tableau se remplit d’idées concrètes, traduites en questions, en défis à explorer. Puis l’ordre du jour se dessine. Chacun choisit un groupe, un sous-thème, une case horaire ou il va participer.
Et la magie opère.
Pendant près de deux heures, les groupes se forment, se déforment. Certains s’installent au soleil, d’autres restent à l’ombre. On entend des éclats de voix, des rires, des silences aussi. C’est la loi des deux pieds : on bouge, on change de groupe si on le souhaite. Ici, on est un « bourdon » qui butine les idées, là un « papillon » qui observe et réfléchit.
À la fin de chaque discussion, un team leader note soigneusement les recommandations issues du groupe. Il ne s’agit pas de théories, mais de pistes concrètes, façonnées par le vécu de terrain.
Voici ce qui est ressorti de ces echanges: Mettre en place un fonds de microcrédit adapté aux jeunes diplômé, créer des binômes de mentorat entre artisan.es et jeunes formé, organiser des expositions trimestrielles pour valoriser les produits des jeunes entrepreneurs, assurer un suivi de six mois après la sortie du centre de formation.
Lorsque vient le temps des restitutions en plénière, un silence attentif s’installe. Chaque groupe présente ses recommandations. Ce ne sont plus seulement des idées, mais des graines d’actions que chacun veut voir germer. Et ce qui frappe, au-delà du contenu, c’est la posture : les visages sont confiants, les voix assurées, la parole est partagée.
Dans l’évaluation finale, les participant expriment un haut degré de satisfaction. Certains confient avoir redécouvert des collègues sous un autre jour. D’autres veulent adapter cette approche à leurs propres séances de travail. L’Open Space, disent-ils, permet d’écouter autrement, de penser en commun, de rêver plus large, tout en gardant les pieds sur terre.


