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PEACE WORK AFRICA

Coordonnateurs nationaux du SCP : Partage d’expériences, de défis, d’approches et de stratégies pour promouvoir des élections pacifiques.

February 17, 2023

Support and capacity building

February 21, 2023

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Peace grows from within

La construction de la paix

EED fait partie des 8 opérateurs chargés de la mise en œuvre du Service Civil pour la Paix à travers le monde. Sur demande des organisations partenaires, EED envoie des professionnels d’appui (Fachkräfte) qui ont la mission de renforcer la promotion de la paix. Ce travail de promotion de la paix passe essentiellement par le renforcement de structures et d’initiatives locales selon le principe : Peace grows from within. Le professionnel de paix rejoint une organisation locale et s’intègre au personnel. EED travaille avec ses partenaires dans des pays en conflit, post- conflits mais aussi dans des pays où le risque de conflits violents est de plus en plus perceptible.

Le travail de paix est partout mis en synergie avec le travail de développement. L’analyse du contexte effectuée par les concernés sur place permet d’identifier les facteurs de risque pouvant conduire à l’éclatement ou l’escalassions de conflits sociétaux. On arrive ainsi à identifier les leviers de changement susceptibles de réduire les risques de violences. Les activités des organisations qui reçoivent des professionnels d’appui visent la stabilisation et une participation citoyenne plus active des premiers concernés. Pour cela il s’agit de toucher les trois dimensions : politique, économique et culturelle

La Paix : un concept usé et abusé…

Si nous parlons de notre contribution à la paix, le danger est grand de nous perdre dans les clichés attachés au concept de paix. Depuis que le travail de paix est devenu un « marché » dans le monde du développement au même titre que le travail « humanitaire », l’approche « genre », et tant d’autres mots-clé qui reviennent à la mode dans le langage des bailleurs et des demandes de financement, il est essentiel de définir plus exactement ce qu’on entend par là dans le contexte où on travaille. C’est pourquoi les différents programmes du Service Civil pour la Paix de EED développent ensemble avec les partenaires et collègues de chaque pays et de chaque région une vision de paix enracinée dans les réalités qu’ils vivent.

La paix n’est pas un concept passif. Elle ne se définit donc pas comme l’absence de quelque chose, mais plutôt comme le contraire de la guerre et des conflits violents.

La paix n’est pas un concept apolitique. Contrairement à certaines écoles de pensée, nous ne réduisons pas la paix à une question individuelle et psychologique. La paix concerne l’individu dans le cadre de la communauté et de la vie sociale. Dans toute collectivité humaine il existe des conflits, il serait aberrant de les nier et de prêcher la gentillesse des uns envers les autres. Pour arriver à la paix, il faut développer une culture de négociation et partir de l’existence d’intérêts divergents et contradictoires.

La paix durable ne peut se construire sur la base de l’injustice. La paix sur base d’oppression et de terreur est une « paix des cimetières ». Une telle situation engendre nécessairement tôt ou tard la révolte et la violence contre l’injustice. Voilà pourquoi notre conception de la paix englobe la notion de justice et de lutte pour la création et la distribution plus équitable des richesses.

La paix ne peut pas être apportée par des forces extérieures. Les professionnels de la paix ne sont pas des sauveurs neutres qui viennent apporter la paix à des pays et communautés amorphes ou sanguinaires qui attendent le salut de l’extérieur. Ceux qui viennent contribuer au travail de paix n’apportent pas les solutions, ils les développent ensemble avec les partenaires sur place engagés dans ce travail. La paix croît de l’intérieur. Elle demande donc la conscientisation, la mobilisation et l’organisation des populations concernées. Elle doit s’enraciner dans le local tout en bénéficiant d’un travail de plaidoyer global.

La paix est un engagement individuel et collectif. Pour arriver à la stabilité et à la paix, il est nécessaire que les individus et groupes concernés s’engagent à travailler de façon constructive contre l’injustice et la misère, pour la sauvegarde de la création en créant des alliances locales et internationales.

La paix est une culture. Elle se développe sur base de croisements interculturels et se nourrit de la transformation productive des conflits d’intérêts.

La paix ne s’apprend pas dans des formations, elle se vit et se construit sur base des réalités politiques, économiques et culturelles. Elle ne peut être appliquée comme un schéma sur une situation donnée ni être enseignée dans des ateliers et modules passe-partout. Elle émerge sur base d’analyses des facteurs et acteurs de division et d’unité pour devenir une façon de gérer la vie.

Il y a beaucoup de textes et de théories qui peuvent alimenter nos réflexions autour de la paix. Il ne s’agit pas de trier entre le « vrai » et le « faux », mais plutôt de croiser les idées, de les tester et les adapter ensemble.

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Peace grows from within

February 21, 2023

Support and capacity building

February 21, 2023
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Peace grows from within

EED is one of the 8 operators responsible for the implementation of the Civil Service for Peace throughout the world. At the request of partner organizations, EED sends support professionals (Fachkräfte) whose mission is to strengthen the promotion of peace. This work to promote peace essentially involves strengthening local structures and initiatives according to the principle: Peace grows from within. The peace professional joins a local organization and integrates with the staff. EED works with its partners in countries in conflict, post-conflict but also in countries where the risk of violent conflict is increasingly perceptible.

Peace work is everywhere put in synergy with development work. The analysis of the context carried out by those concerned on site makes it possible to identify the risk factors that could lead to the outbreak or escalation of societal conflicts. We can thus identify the levers of change likely to reduce the risk of violence. The activities of the organizations that receive support professionals are aimed at stabilization and more active civic participation by those first concerned. For this it is a question of touching the three dimensions: political, economic and cultural

Peace: a worn and misused concept…

If we talk about our contribution to peace, there is a great danger of getting lost in the clichés attached to the concept of peace. Since peace work became a “marketplace” in the world of development in the same way as « humanitarian » work, the « gender » approach, and so many other keywords that are coming back into fashion in the language of donors and requests for financing, it is essential to define more precisely what is meant by this in the context in which we are working. This is why the various programs of the Civil Service for Peace of EED develop together with partners and colleagues from each country and each region a vision of peace rooted in the realities they live.

Peace is not a passive concept. It is therefore not defined as the absence of something, but rather as the opposite of war and violent conflict.< /p>

Peace is not an apolitical concept. Contrary to some schools of thought, we do not reduce peace to an individual and psychological issue. Peace is about the individual as part of community and social life. In any human community there are conflicts, it would be aberrant to deny them and to preach kindness towards each other. To achieve peace, it is necessary to develop a culture of negotiation and start from the existence of divergent and contradictory interests.

Lasting peace cannot be built on the basis of injustice. Peace based on oppression and terror is a « graveyard peace ». Such a situation necessarily engenders sooner or later revolt and violence against injustice. This is why our conception of peace encompasses the notion of justice and the struggle for the creation and fairer distribution of wealth.

Peace cannot be brought by outside forces. Peace professionals are not neutral saviors who come to bring peace to amorphous or bloodthirsty countries and communities waiting salvation from the outside. Those who come to contribute to the work of peace do not bring the solutions, they develop them together with the local partners engaged in this work. Peace grows from within. It therefore requires the awareness, mobilization and organization of the populations concerned. It must be rooted in the local while benefiting from global advocacy work.

Peace is an individual and collective commitment. To achieve stability and peace, it is necessary that the individuals and groups concerned commit to working constructively against the injustice and misery, for the safeguard of creation by creating local and international alliances.

Peace is a culture. It develops on the basis of intercultural crossings and feeds on the productive transformation of conflicts of interest.

Peace is not learned in training, it is lived and built on the basis of political, economic and cultural realities. It cannot be applied as a diagram to a situation given nor be taught in workshops and boilerplate modules. It emerges on the basis of analyzes of the factors and actors of division and unity to become a way of managing life.

There are many texts and theories that can fuel our reflections on peace. It’s not about sorting out the « true » and the « false », but rather to cross ideas, test them and adapt them together.

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