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juin 20, 2026Des centaines de jeunes leaders ont porté le plaidoyer d’Education à la Paix dans cinq régions du Cameroun.

Des centaines de jeunes leaders ont porté le plaidoyer d’Education à la Paix dans cinq régions du Cameroun.

FANDIO Makarios, Coordinateur du projet : Plaidoyer Éducation à la Paix en milieu Jeune au Cameroun. Plaidoyer porté par les organisations partenaires SCP et Pain pour le Monde, au Cameroun
De 2024 à 2026, nous avons porté ce projet de plaidoyer dans cinq régions du Cameroun. Nous avons commencé dans le Nord-Ouest, puis à l’extrême Nord. Nous étions à l’Ouest, au Sud-Ouest, et nous avons fait en 2025 à l’Est.
Dans chaque région, nous avons mobilisé, au moins par région, 100 jeunes, 100 leaders jeunes qui se sont retrouvés, qui ont vraiment travaillé, porté un plaidoyer pour l’éducation à la paix en milieu jeune au Cameroun et présenté leurs arguments, leurs recommandations aux autorités des différentes régions.
Nous avons mobilisé par région, plus de 30 organisations la société civile qui nous accompagnaient dans ce travail. Donc, comme résultats, nous pensons qu’au niveau des cinq régions, il y a un cadre d’échange qui a été créé, c’est-à-dire entre les jeunes leaders et les autorités et nous avons facilité ce contact-là.
Pour ces jeunes leaders, c’est possible qu’ils s’approchent des autorités, c’est possible que les autorités s’approchent d’eux quand il s’agit même des problèmes dans leurs communautés, dans les départements, dans la région, dans l’ensemble. Ces jeunes se mobilisent aussi seuls, puisqu’ils sont des leaders, ils se mobilisent au sein de leurs organisations. Ils mobilisent d’autres jeunes même qui ne sont pas dans les organisations, ils mobilisent des jeunes qui sont dans d’autres organisations et ensemble ils œuvrent pour la paix dans leurs communautés et dans leurs régions.
En plus de cela, ils jouent même les rôles de médiateurs. Quand on dit médiateur, ils n’attendent pas que les autorités viennent résoudre leurs problèmes, surtout en ce qui concerne les conflits entre jeunes. Les jeunes eux-mêmes les gèrent au niveau local. A la fin, il y a une résolution pacifique des conflits auxquels ils font face.
Nous avons aussi des jeunes qui influencent, par rapport à leur façon de faire, ils influencent leurs pairs. Ceux qui sont dans la drogue, la consommation de stupéfiants, ceux qui sont un peu dans l’oisiveté, ne font rien, ils les influencent positivement, parfois par du coaching, parfois par le mentorat. Donc tout ça c’est grâce au projet de plaidoyer pour l’éducation à la paix qui est venu renforcer ce que les jeunes faisaient déjà, donner plus de poids, les encourager d’aller en avant. Donc voilà ce que je peux dire concernant les acquis du projet.
Ce projet est – il arrivé à son terme ou alors, il continue et quelles sont les projections pour la suite ?

Nous pouvons dire que le projet est à mi-parcours, parce que dans le cadre général du projet, il est question que nous menions ces campagnes dans les cinq autres régions du Cameroun. Après, il faudra faire une campagne nationale ou peut-être une conférence nationale sur l’éducation à la paix en milieu jeune. Donc d’ici deux ou trois ans, si le financement suit, je pense que nous aurons beaucoup travaillé. Parce que après toutes ces rencontres toutes ces campagnes-là, il faudrait maintenant cibler des aspects spécifiques pour continuer le plaidoyer sur l’éducation à la paix. Ça peut être peut dans le secteur de l’éducation, ce que nous voulons voir effectivement comme changement dans ce secteur. Ça peut être peut-être en ce qui concerne l’emploi jeune. On cible les ministères en charge et puis, on fait le plaidoyer pour des actions concrètes. Donc, nous sommes à la phase de sensibilisation, nous sommes à la phase de mobilisation des alliés, nous sommes à la phase d’implication des pouvoirs publics dans ce que nous avons, ce que nous sommes en train de faire, les autres organisations de la société civile et même les organisations internationales. Après cette phase, nous allons passer au plan B, c’est-à-dire au plan concret, c’est-à-dire répondre à qu’est-ce qu’on veut apporter par secteur concrètement en ce qui concerne le changement ?
